Conseil national du Mouvement de la Paix des 20-21 mai 2006 à CréteilConseil national

CN de janvier 2008

 

1) La guerre contre l'Iran

 

 

 

 

La guerre contre l'Iran est annoncée, puis elle s'éloigne, puis à nouveau elle est annoncée. Il est difficile d'adopter un positionnement indépendant des influences médiatiques. Le rapport de la CIA a montré les mensonges de l'administration Bush. Nous sommes dans le choc des civilisations, avec l'approfondissement des blessures des pays arabes. Cela donne du grain à moudre aux intégristes. La base installée en Arabie renforce la stabilité. Sarkozy ne connaît que le langage de la force. Il faut faire parler la France autrement que ne le font les États-Unis. Un comité de vigilance sur la situation en Iran va se constituer le 30 janvier. Des amis iraniens nous proposent de séjourner en Iran. La délégation en Iran se fera si nous ne sommes pas instrumentalisés et s'il n'y a pas de risque physique.

 

 

Une résolution est votée sur l'implantation d'une base militaire en face de l'Iran.

 

 

 

 

2) La situation en Palestine

 

 

 

 

 Au Proche-Orient, Gaza est coupé du monde, ce n'est pas admissible. Il faut valoriser tous les petits pas, créer un État palestinien viable. Le film « village au pied du mur » est diffusé dans de nombreux comités. Le 17 mai, la plate-forme des O.N.G. pour la Palestine se réunit.

 

 

 

 

3) Le 21 septembre

 

 

 

 

 En ce qui concerne le 21 septembre, nous avons édité une affiche qui a été une réussite, nous avons créé un site Internet, mise à disposition de tous ceux qui veulent valoriser leurs initiatives. Cette journée doit trouver sa place. L'Humanité en a fait sa Une et y a consacré sept pages. Nous avons eu une interview sur une télévision canadienne.

 

 

 

 

4) Faire de nos villes des villes pour la paix

 

 

 

 

 En ce qui concerne les élections municipales et cantonales, il faut interpeller les candidats pour qu'ils s'engagent à adhérer à l'association des communes pour la paix, pour qu'ils s'engagent à intégrer le 21 septembre dans l'action municipale et à mettre en oeuvre des programmes locaux de culture de la paix, que ce soit sur l'égalité de l'homme et la femme, sur la démocratie participative ou sur la formation à une culture de paix. Il faut demander des rendez-vous, donner des documents, en particulier le quatre pages, faire part aux médias des lettres envoyées aux candidats.

 

 

 

 

5) La campagne pour le désarmement nucléaire

 

 

 

 

a)  Les objectifs

 

 

 En ce qui concerne la campagne sur le désarmement nucléaire, nous développons l'information et l'action pour élever le niveau de conscience des citoyens.

 

 

Il s'agit de mettre en valeur la sous-estimation dans l'opinion publique de la menace des armes nucléaires. On constate la satisfaction des militants pour la remise sur le tapis de cette mobilisation, dans la mesure où la France, après un intervalle de désarmement en 1995 1996, continue de se réarmer.

 

 

 Pour rendre crédible et concrète la campagne, un modèle de convention sur l'élimination des armes nucléaires a été mis en place.

 

 

La Chine, l'Inde, Pakistan et la Corée du Nord ont signé la Convention sur l'élimination des armes nucléaires. Cette convention doit entrer dans les faits au niveau européen

 

 

Le plus grand péril pour l'environnement, ce n'est pas le nucléaire civil ou le réchauffement climatique, c'est l'arme nucléaire. Il faut retourner à une conscience des horreurs d'Hiroshima.

 

 

La résolution en 1653 du 24 novembre 1961 considère comme un crime la possession de l'arme nucléaire. La France viole le droit international.

 

 

Lors de la guerre des Balkans et lors de la première guerre du Golfe, des armes nucléaires ont été utilisées et des hommes ont été touchés. Des soldats comme de la population civile. Voir l'association Avigolfe.

 

 

 

 

b) Les partenaires dans la campagne

 

 

 

 

De nombreux partenaires sont associés : 56 organisations nationales se sont engagées en partenariat sur une campagne commune. Les partenaires ont été associés en vrais partenaires. Au niveau national, il y avait du monde aux réunions, mais cela n'est pas descendu dans les organisations. Le quatre pages a été fait avec 17 personnes, et non quatre. Il y a eu une affiche collective et un autocollant. Tout cela est nouveau. L'animation des meetings a été élargie à des organisations et à des intervenants nouveaux, et au niveau local l'élargissement est allé au-delà des partenaires nationaux. À Lyon, il y avait la LCR, en Ardèche, le parti socialiste. Le quatre pages a été distribué au lycée d'Aubenas par Amnesty international.

 

 

Nos partenaires attendent qu'on coordonne sans exclure. Il faut savoir faire des concessions, ne pas boucler tout avant la réunion et accepter de changer. C'est l'écoute et de la remise en question, tout en gardant notre personnalité, notre autonomie et la place qui nous revient, en particulier dans les comptes rendus que donnent les journalistes.

 

 

Dans certains départements, des collectifs se sont constitués. Il faut impliquer durablement les partenaires, pour que tout cela prenne du corps.

 

 

La délégation au traité de non-prolifération nucléaire pourrait être constituée par certains de nos partenaires, ce qui rendrait crédible la mobilisation.

 

 

 

 

c) Le bilan

 

 

 

 

Il y a eu 21 meetings, au lieu de 10, mais des grandes villes prévues n'ont pas été concernées. La campagne a été vivante et diversifiée. En tout, 2000 personnes ont été rassemblées.

 

 

Le collectif Sortir du nucléaire se rend compte qu'en vendant du nucléaire on vend aussi du militaire.

 

 

On n'a pas à un le seuil médiatique pour que le débat arrive dans l'opinion publique. On a touché les militants d'organisations, les professionnels de la vie civile, mais pas l'opinion.

 

 

 

 

d) Les perspectives

 

 

 

 

Il faut poursuivre la diffusion du matériel, en particulier du quatre pages, en particulier pour les adhérents. Il faut continuer les meetings, en tenant compte de l'expérience, par exemple en s'y prenant à l'avance pour mobiliser les partenaires. Il faut des initiatives nouvelles et spécifiques, par exemple une carte à envoyer à Sarkozy, par exemple la présentation de la convention au Sénat. Il faut continuer la votation citoyenne.

 

 

 

 

e) La convention pour l'élimination des armes nucléaires et la réunion au Sénat pour la présenter

 

 

 

 

Le 10 mai 2008, au Sénat, à la veille de la présidence française de l'union européenne, nous souhaitons faire le point sur les conditions d'une Europe utile à la paix du monde et interpeller les autorités sur les propositions des pacifistes. La campagne contre l'organisation du traité de l'Atlantique Nord et contre les bases américaines en Europe, sous forme de pétitions et de protestations, doit prendre une grande importance, et il faut réintroduire dans le débat la nécessité d'appliquer le droit international et les résolutions de l'ONU. La thématique de la discrimination à l'égard de l'immigration, à l'égard de certains peuples européens et à l'égard des peuples africains ou des peuples des anciennes colonies doit être combattue, pour qu'elle ne serve pas de justification à une guerre. Il faut solidariser des peuples.

 

 

À l'issue de chaque thème, devront figurer les alternatives et perspectives.

 

 

 

 

 6) Pour une Europe de paix

 

 

 

 

 a) Le référendum est une question de démocratie

 

 

 

 

Le référendum est une question de démocratie. C'est le peuple qui décide de la constitution. Nous faisons partie du comité pour un référendum.

 

 

 

 

b) Le traité inscrit dans le marbre l'allégeance de l'Europe aux États-Unis

 

 

 

 

La défense européenne se met dans la dépendance de l'organisation de l'Atlantique Nord, contrôlée par les États-Unis et désireuse d'une guerre globale. L'Europe susciterait l'envie. Il faudrait alors défendre l'Europe. Il faut donc renforcer la défense européenne, et même la créer, tout en renouant le lien transatlantique comme la condition et la conséquence de la défense européenne.

 

 

Les raisons invoquées pour la réintégration de la France dans l'organisation de l'Atlantique Nord. Comme raisons pratiques : on pourrait mieux vendre notre matériel militaire. De plus les meilleures carrières militaires sont dans l'organisation de l'Atlantique Nord. Comme autre raison : peser sur la politique des États-Unis. On serait plus proche de Dieu. En fait, la France a une influence nulle. Autre raison : resserrer les rangs de la famille occidentale, selon la vision du choc des civilisations. On se coupe ainsi des avantages de la diplomatie française, solidaire du monde arabo-musulman, on poursuit le débat sur l'identité nationale, on augmente les dépenses militaires et la vente des armes, on installe une base en face de l'Iran.

 

 

 L'opinion publique est hostile à une inféodation de la France aux États-Unis.

 

 

Il faut participer aux manifestations pour le référendum. Il faut réagir; quand il sera rendu public, au livre blanc inspirant la défense européenne. Il faut préparer le débat au Sénat sur la convention. Il faut participer au forum social européen. Le prochain Planète Paix sera consacré à l'organisation de l'Atlantique Nord.

 

 

 

 

c) Le traité de Lisbonne n'apporte pas de changement par rapport au projet de traité constitutionnel, il l'aggrave même

 

 

 

 

 Le traité de Lisbonne, modificatif des traités existants, comporte dans ses articles 3 à 6 de nouveaux transferts de souveraineté, ce qui implique la nécessité d'une réforme de la constitution. L'article 89 de la constitution impose un référendum si le texte n'obtient pas les 2/5 des voix du congrès. Samedi 2 février une manifestation est organisée à Ivry, ainsi que le 4 février à Versailles.

 

 

 Le traité comporte 256 pages. Dans les articles 27 et 17 et dans le protocole quatre, c'est l'allégeance à l'organisation de l'Atlantique Nord. La politique de défense sera contrôlée par les États-Unis et l'ONU sera supplantée par l'organisation de l'Atlantique Nord. Les budgets militaires et capacités militaires, dans le cadre des coopérations structurées et  pour des missions à l'extérieur de l'union européenne, seront augmentés. C'est la projection à l'extérieur, pour l'Europe.

 

 

 En ce qui concerne la laïcité, l'héritage religieux est considéré comme étant la source de la démocratie, de l'État de droit et des libertés. Le mot laïcité n'est pas prononcé.

 

 

En ce qui concerne la démocratie, si le Parlement a gagné en initiative législative, la commission peut entraver aussi bien le Parlement que les gouvernements nationaux.

 

 

En définitive, si on rassemble les informations éparses, on a à nouveau le primat de l'économie de marché où la concurrence est libre et non faussée.

 

 

Les services d'intérêt général deviennent des services d'intérêt économique général, c'est-à-dire qu'ils sont soumis à la concurrence. L'Europe, c'est la liberté de circulation des capitaux des marchandises et des services.

 

 

Ce qui est inquiétant, c'est que le comité 133 de la commission, qui décide de l'adhésion de l'Europe aux traités économiques, décide à la majorité et non plus à l'unanimité.

 

 

Quant à la charte des droits fondamentaux, les pays peuvent s'y mettre en dehors. C'est le cas de la Grande-Bretagne et la Pologne. Les droits ne sont pas justiciables devant des instances se préoccupant de l'infraction des droits. Les déclarations universelles des droits, en particulier celles proclamées à l'ONU, doivent devenir obligatoires.

 

 

N'oublions pas que la Russie fait partie de l'Europe.

 

 

 

 

7) L'action dans les établissements scolaires

 

 

 

 

 Pour la semaine de la presse à l'école, du 17 aux 22 mars, 6000 établissements scolaires vont recevoir Planète Paix.

 

 

 

 

8) La situation politique

 

 

 

 

 Avec la campagne sur le terrorisme, nous subissons une guerre idéologique qui conditionne les esprits. On joue sur la peur. Il faut briser cette peur, ne pas en rester à la peur et rationaliser.

 

 

Il est nécessaire que dans notre discours nous tenions compte de la possibilité ou non que le contenu du discours puisse passer dans les médias et il est nécessaire de toujours dénoncer le blocage de la participation politique par les médias et par les institutions de la Ve république et de l'union européenne.

 

 

 

 

9) 60e anniversaire du mouvement et le congrès

 

 

 

 

 Il faut recueillir la mémoire des anciens, des vidéos, des témoignages, des interviews, etc.. On aura des témoignages dans notre journal, mais aussi des expositions sur les affiches du mouvement, sur l'historique du mouvement, sur la galerie, les peintres qui ont apporté et qui apportent leur contribution, et sur les animateurs.

 

 

 

 

Le congrès sera celui du 60e anniversaire. Il aura lieu à Dijon les 21, 22, 23 novembre. Son thème pourrait être celui de la sécurité, la sécurité humaine, la sécurité en relation avec la paix et avec la démocratie. Nous cherchons un slogan.

 

 

Le premier jour pourrait être un forum tourné vers l'extérieur, vers les collectivités territoriales, vers les partenaires, ce qui constituerait une complémentarité extérieure à notre mouvement.

 

 

Les comités devraient participer à la préparation et à la participation de ce congrès, qui devrait manifester ainsi notre force. Les textes de préparation, les rapports financiers et les objectifs pour les trois ans à venir devraient être discuté ou élaboré par les comités.

 

 

On pourrait discuter dans les comités des questions suivantes : c'est quoi être adhérent, c'est quoi la carte, la cotisation à quoi ça sert, mais aussi : quel doit être la composition du conseil national, de quel conseil national avons-nous besoin, de quel bureau national avons-nous besoin, qu'elle doit être la forme de la coordination.

 

 

Les collèges et lycées autour de Dijon, en relation avec les collectivités locales et l'administration de l'éducation nationale, devraient être associé au congrès.

 

 

 

 

10) La vie du mouvement

 

 

 

 

 Une commission Afrique est constituée.

 

 

Le siège national est l'outil de tous. L'activité financière doit être le reflet de notre ambition. La commission financière doit être l'outil de tous les comités.

 

 

Il faut former les militants et apporter au comité un argumentaire, par exemple montrant qu'il est possible de supprimer les armes nucléaires.

 

 

Jeudi prochain, le comité de Marseille inaugure une maison de la paix.

 

 

 

 

11) Calendrier militant

 

 

 

 

Le 11 mai et le 12 mai, nous tiendrons le conseil national, le lendemain du débat au Sénat sur la convention.

 

 

Le 7 mai à Grenoble, débat sur l'Iran.

 

 

Le 8 mai à Chambéry, débat sur l'impact écologique des armes.

 

 

Le 30 et le 31 août, conseil national pour préparer le congrès.

 

 

 

 

Conseil national du Mouvement de la Paix des 20-21 mai 2006 à Créteil

 

Une situation internationale dangereuse

Il y a une évolution positive en Amérique latine où des crises se résolvent pas des issues démocratiques.

En Irak, aucun des objectifs américains n'est atteint. Il n'y a pas de paix dans la région. Il n'y a pas de démocratie. Il n'y a pas de fin du terrorisme. Consciente de cet échec, l'opinion américaine évolue. Le départ des troupes espagnoles et le départ prévu des troupes italiennes complètent le tableau.

La leçon n'est pas comprise par des États-Unis, puisque ces derniers diabolisent l'Iran et parlent d'action militaire contre elle. De ce fait, il faut insister sur la dangerosité de la période et faire notre propre agenda, faire nos débats tranquillement, sans être en position d'attente de tel ou tel événement, de telle ou telle petite phrase.

La crise iranienne pose deux séries de questions. La première question est celle de la résolution de la crise qui doit se faire soit par l’application du droit international et le multilatéralisme, soit par la guerre préventive et l’unilatéralisme des Etats-Unis et de ses alliés, dont la France de Douste Blazy ferait cette fois-ci partie. La deuxième question est celle de l'élimination totale des armes nucléaires, dans la mesure où, manifestant une double contradiction avec leur signature du Traité de non-prolifération nucléaire, les puissances nucléaires d’une part ne font aucun effort pour diminuer leur arsenal nucléaire, contrairement à l’article 6 du traité, et d’autre part tolèrent la prolifération elle-même puisqu’elles ont laissé certaines puissances comme l‘Inde, le Pakistan et Israël acquérir l’arme nucléaire. Cette hypocrisie des puissances nucléaires révèle que la seule solution est que l’interdiction de la prolifération des armes nucléaires fasse place à l’interdiction totale des armes nucléaires, au désarmement nucléaire général.

Il faut tenir compte aussi, pour ce qui concerne le conflit entre les États-Unis et l’Irak, que les tyrans ont besoin de la guerre pour éviter de donner à leurs populations trop de temps de réflexion et de loisir.

Nous essayons de lancer un comité de vigilance pour exiger la négociation. Notre mouvement rencontre des ambassadeurs à Genève lundi 22 mai et mardi 23 mai, et à Paris en fin de semaine.

L’envoi d’une délégation pacifiste en Iran a été décidée au forum d'Athènes.

La dernière semaine de septembre, les forums sociaux organisent dans le monde entier des journées d'action contre la guerre en Iran.

Nous avons un nouveau paysage politique en Israël et en Palestine. Il faut peser sur la France et l'Union européenne pour que l'aide aux Palestiniens continue. Nous ferons venir des personnalités d'Israël et de Palestine en France, tout en développant des compagnes contre la colonisation de la Palestine, pour le respect des frontières de 1967.

En Afrique, la famine se développe dans plusieurs pays. Les fonds de l'ONU sont vides, à tel point que Koffi Anan appelle aux dons des citoyens du mondede.

En France et en Europe, outre la croissance des budgets militaires, se développent des mesures mettant en question la sécurité de l’existence individuelle. Le droit du travail est mis en pièces. La retraite devient insuffisante, en particulier pour les femmes. Les malades ont de plus en plus de mal à se faire soigner. Le droit de grève, la liberté d’expression et la liberté de manifestation sont de plus en plus difficiles à réaliser. Les immigrés ont une situation de plus en plus inhumaine.

La sécurité humaine pour vivre ensemble, tel doit être un de nos objectifs principaux. Quelle place accorde-t-on à l'humain? Du quartier à la planète, la culture de paix doit assurer la sécurité pour tous.

La signification concrète de la culture de paix

La notion de culture de paix constitue un ensemble cohérent de critères pour juger de la situation internationale. Elle évite de mettre l'accent sur un critère plutôt que sur un autre. Elle évite la diabolisation de l‘adversaire.

Il ne faut pas diaboliser l'Iran sur le problème de la dissémination des armes nucléaires. Les États-Unis sont aussi un problème, puisqu'ils ne respectent pas leurs engagements de réduire leur arsenal nucléaire.

Il y a une relation entre le désarmement et le développement. Soit on poursuit la course aux armements, soit on a un développement économique équilibré avec un ordre politique viable. On ne peut à la fois avoir les deux.

De nombreux comités, en tant que comités du Mouvement de la Paix, avec leurs drapeaux, étaient présents dans les manifestations contre la précarité, pour demander l'arrêt de la violence économique et sociale qui frappe les jeunes en particulier mais pas seulement eux et pour proposer une autre orientation économique. Nous avons à être là où il faut et non à côté.

Nous étions aussi dans les manifestations contre la loi Sarkozy sur l'immigration et nous faisons partie du réseau Éducation sans frontières. L'économie mondialisée devrait permettre la liberté de circulation des hommes, le droit de voyager, le droit de choisir son lieu de vie.

Nous sommes partie prenante de la lutte contre la violence économique et sociale qui se manifeste à l'égard des femmes, en particulier dans le cadre de la prostitution.

En ce qui concerne le conflit israélo-palestinien, il ne suffit pas de peser sur le gouvernement français. La solution ne viendra pas uniquement de l'extérieur. Nous ferons venir en France des pacifistes israéliens et palestiniens et nous soutiendrons toutes les initiatives pacifiques et les forces pacifiques des deux cotés.

Le forum social d'Athènes : changer le monde pour construire la paix

Ce qui est nouveau, c'est la préoccupation de construire des alternatives et des mobilisations communes. Il ne suffit pas de se positionner contre, contre le libéralisme, contre la guerre. Il faut participer à la construction des alternatives, construire du positif. À Athènes, des alternatives ont été élaborées sur l'Europe, une Europe active pour la paix. Pour le prochain forum social mondial, fin janvier au Kenya, les comités doivent réfléchir et élaborer des projets.

Les élections de 2007 et notre stratégie

La participation du Mouvement de la Paix aux campagnes électorales présidentielles et législatives a été décidée au dernier congrès. Il faut que les plates-formes des candidats et des rassemblements politiques se préoccupent des questions de désarmement, de budget militaire, de commerce des armes, etc.. Il faut interpeller des candidats, leur écrire, les rencontrer, analyser leurs propositions et leurs engagements. Nous élaborons une brochure et un questionnaire synthétisant nos orientations, dans un langage argumenté et accessible. Il s'agit de mettre dans le débat public nos préoccupations. Nous pouvons participer aux débats tout en en organisant nous-mêmes. En participant aux rencontres citoyennes, à la construction des alternatives, dans des cadres qui respectent la diversité, nous pouvons faire qu'apparaissent dans les programmes nos objectifs.

Il faut éviter d’être instrumentalisé par des hommes politiques ou par des partis politiques qui risquent de se lancer dans des promesses purement électorales, promesses qu’ils ne tiendront pas. Ce n’est pas seulement au moment des élections qu’il faut caresser le citoyen. Il ne s’agit pas de mobiliser ces super citoyens que se considèrent certains députés, dont on connaît par ailleurs les actions en faveur de l’augmentation du budget militaire, mais de mobiliser les citoyens sur un programme de paix. Plutôt que d’organiser des faux débats, il vaut mieux interpeller, faire des délégations tout en faisant grandir les exigences de paix chez les électeurs.

La mise en œuvre du Forum pour la paix

Le Forum permanent pour la paix est une institution que le dernier congrès a décidée de constituer. Ce forum est indépendant de tout parti. Il doit être une dimension spécifique du mouvement social, reconnu dans les médias par sa représentativité et sa qualité. Il doit être ouvert, pas seulement à l'idéologie mais aussi aux experts. Il doit être décentralisé de telle façon que les objectifs de notre mouvement sensibilisent la population.

L’objectif d’une France pacifique dans une Europe active pour la paix

Nous demandons le démantèlement des bases militaires françaises et l’arrêt des actions militaires en Afrique, au Tchad, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, en Centrafrique, à Djibouti.

Nous devons être vigilants sur la résurgence des pratiques coloniales et néocoloniales, telle qu’elle se manifeste en particulier par la loi sur l’aspect positif de la colonisation.

Notre conception de la sécurité et de la paix comprend le désarmement nucléaire, la réduction des dépenses militaires au profit des dépenses sociales, la résolution pacifique des conflits de manière multilatérale, en conformité avec la charte de l’ONU, l’éducation à la paix et des relations avec le Sud sur des bases de respect, d’égalité, de coopération et de non soutien aux tyrans.

La campagne de votation citoyenne, pour relancer le désarmement nucléaire

La votation citoyenne pour un monde solidaire sans armes nucléaires, pour la sécurité et le développement économique et social, devrait élargir notre mouvement, rendre le pacifisme plus important dans la vie publique, faire de la culture de paix un repère des mentalités collectives. Les gens sont consultés, mais on ne leur demande pas leur avis.

Il s'agit de mettre en oeuvre l'exercice de la souveraineté populaire, en ayant conscience que cette souveraineté ne doit pas être réduite à la seule votation : il y a aussi les délégations auprès des élus ou des autorités, etc.. La souveraineté populaire doit s'exercer en permanence sous toutes sortes de formes, le vote faisant partie d'une campagne globale d'intervention populaire.

La décentralisation sera maximale, avec la multiplication des lieux de vote et des expositions. Des autocollants, des T-shirts et des affiches donneront de la visibilité à la manifestation. Les médias seront alertés. Cette manifestation n'est pas déconnectée de la campagne sur les M 51 ou des campagnes sur le Moyen-Orient. Nous demanderons aux mairies si elles veulent consulter leurs administrés sur ce problème du désarmement nucléaire.

Un matériel de vote va être envoyé aux comités qui le demanderont pour le prix de 100 €.

Présentation des comptes

Le budget du mouvement est en déficit. Il faut développer la souscription. Le mouvement a été obligé de changer de siège, à la suite de la destruction de l'immeuble qu'il habitait. Le siège national est la maison commune de tous les comités, un outil au service de tous.

Commission Aménagement pacifiste de territoire.Pour atteindre nos objectifs de désarmement et de culture de paix, il faut une organisation plus importante, il faut plus de militants pacifistes, il faut étendre géographiquement et politiquement notre mouvement. Inversement, chaque fois que nous faisons une action, nous recrutons.

1) La transparence de nos forces et de nos actions. Il faut publier le nombre des adhérents des comités, ne serait-ce que pour voir les évolutions. Il faut aussi mutualiser les expériences des comités. La connaissance de la progression des effectifs de tel comité et la mise en valeur de ses actions montrent ce qui est possible de faire et donnent de la confiance aux autres comités. De toute façon, il faut savoir ce qui existe et ce qui progresse. Il faut faire vérifier les listings nationaux par les comités.

Certaines municipalités, pour accorder des subventions, demandent le nombre d'adhérents et le nombre d'usagers, c'est-à-dire le nombre de personnes qui ont été touchées par les actions. On peut produire des coupures de presse comme preuve de l'activité.

2) La votation citoyenne comme outil de renforcement de notre mouvement. Avec la votation citoyenne, nous allons agir sur l'opinion. On demande l'avis des gens et on leur dit : « on a besoin de vous ». Il faut utiliser cette campagne pour structurer et combler les vides de notre organisation.

3) Les formes de participation à notre mouvement. Il faut initier une discussion sur les formes d'adhésion et d'accueil au mouvement, c’est-à-dire engager dans le mouvement une discussion sur « comment adhérer au mouvement », sans dévaloriser l'adhésion. On adhère en général sur un point précis et non sur l'ensemble des objectifs du mouvement. Faut-il introduire des formes d'adhésion souple, avec des cartes de soutien, à côté des cartes d’adhésion. On pourrait distinguer les membres actifs, adhérents, et les membres sympathisants, ce qui permettrait de développer progressivement le sentiment d'appartenance au mouvement.

Lors des manifestations et des débats, il serait utile de faire circuler un papier où chacun mette son adresse et son mail, pour ne pas perdre contact avec les participants.

4.) La solidarité entre les comités. Il faut faire vivre la notion de solidarité territoriale, c’est-à-dire développer la solidarité entre comités. On peut le faire soit par des parrainages, soit par des coordinations régionales, soit en réglant au niveau national. Ce n'est pas spontanément que les déserts militants vont disparaître. Ainsi, il n'y a aucun comité dans l'Ain et la Haute-Savoie. Il faut que chaque comité parraine une zone géographique.

Au niveau régional, plutôt que de constituer une structure dont les contraintes risquent de l'emporter sur le projet, il faudrait faire travailler ensemble plusieurs comités sur des projets, dans la mesure où on est obligé de travailler au succès du projet.

5) La formation dans les comités. Il faut développer la formation de base dans les comités, de telle façon que nous soyons tous capables d'expliquer et d'argumenter. Une façon de le faire est d'organiser des débats ou de participer à des initiatives d'autres associations. Il faut que les objectifs de formation soient précisés.

Commission sur la colonisation de la Palestine

Avec le gel des aides, nous sommes en Palestine dans une situation alimentaire et sanitaire catastrophique.

Il faut soutenir ce qui va dans le sens de la paix. Soutenir les forces de paix et de dialogue. Notre mouvement, dans ce qu'il fait, doit porter son identité propre, c'est-à-dire pas tant faire de l'humanitaire, ce que d'autres associations font, mais plutôt soutenir la culture de paix, en particulier aider à former les jeunes palestiniens et israéliens pour qu'ils ne soient pas entraînés dans la violence, mais qu'ils travaillent ensemble, aider les pacifistes des deux cotés, soutenir les projets communs israélo-palestiniens. L'accord de Genève et la feuille de route sont des outils de travail qui existent et témoignent de la possibilité d'une solution au conflit. Il faut articuler notre action pour la rencontre, le dialogue et les activités communes entre les hommes de paix israéliens et palestiniens avec notre action sur les décideurs politiques que sont notre gouvernement et l'Union européenne, pour le retrait israélien des colonies en Palestine, c'est-à-dire pour le respect des frontières de 1967.

Commission de préparation du 21 septembre

Le 21 septembre doit être un moment fort de la création de la culture de paix, avec la participation du maximum de gens et d'associations. Une carte avec la colombe de la paix et un texte appelant à la participation à cette journée va être édité et pourra être vendue. Des lettres au ministère de l'éducation nationale et aux associations d'élus a été envoyée pour demander leur participation. Sur le site Internet de notre mouvement, une rubrique spéciale est mise en place, avec des propositions de lettres, le recensement des initiatives précédentes, etc.

Commission Jeunes

Les jeunes revendiquent une autonomie dans la rédaction des tracts et des affiches, sans décrocher du mouvement, soucieux de préserver les liens intergénérationnels et l'échange d'expériences L'approche des jeunes se fait en rentrant dans les lycées et les facultés mais aussi, plus particulièrement pour les jeunes chômeurs et les jeunes travailleurs écartés de l'école, par des tracts décrivant l'histoire de notre mouvement, ses objectifs, ses méthodes et son bilan, et par un questionnaire qui vient d'être élaboré et qui constitue une première approche. Des projets coup de poing sont envisagés, tel la simulation d'une catastrophe nucléaire près des bases nucléaires militaires ou une plainte contre la France pour crimes contre l'humanité du fait de sa décision de développer son arsenal nucléaire.

Commission Commerce des armes

Une pétition actualisée à signer est sur le site du mouvement. Face au salon des armes de Villepinte, du 12 aux 16 juin, avec d'autres associations nous organisons un salon ludique à La Villette le mercredi 14 juin de 16 heures à 22 heures, contre le commerce des armes. Notre mouvement participe à une conférence à New York dans le cadre de la campagne « Armes : un commerce qui tue » et à un colloque au Sénat pour informer les médias et les parlementaires, le vendredi 16 juin à 17 h 30.

Commission de préparation de la fête de l’Humanité

Nous étions l’an dernier en déficit. Une programmation des permanences et des activités, avec invitation de personnalités, est mis en place.

Commission de préparation au Salon des initiatives de paix

Nous avons loué trois stands, avec projection de films, votation citoyenne, informations sur le contre salon du 14 juin, sensibilisation au 21 septembre, vente de cartes postales avec la colombe de Picasso, participation aux activités communes du Salon,etc.

 

 

 

 

Dernière mise à jour de cette rubrique le 14/04/2008

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